Présentation du secteur des marchés publics au Cameroun.

Le Cameroun dispose de ressources humaines et naturelles abondantes et variées. De l’avis des experts, son potentiel est tout simplement impressionnant. Pourtant malgré toutes ces richesses le pays a du mal à décoller, à connaitre une croissance respectable. La question qui se pose est celle de savoir où se situe le problème. Une étude dont les conclusions ont été rendues publiques par le CRED (une ONG de défense des droits de l’homme) révèle que l’exacerbation de la corruption, du clientélisme, du trafic d’influence sont la principale gangrène à combattre pour assurer la croissance et le développement économique et par conséquent le bien naitre des camerounais à travers la redistribution des fruits de la croissance.

Le budget de l’Etat est subdivisé en 2 parties dont :

  • Les ressources ou les encaissements
  • Les emplois (dépenses)

Si les ressources proviennent des diverses taxes et autres contributions, les dépenses quant à elles sont essentiellement consommées à travers la commande publique.

 Au Cameroun, la commande publique  a 2 principales déclinaisons :

  • Le système de bon de commande
  • Le système des marchés publics proprement dit

Ceci étant, la gestion de la fortune publique obéit à 2 contraintes majeures que sont : la légalité et l’efficience

La contrainte de légalité impose la conformité à la réglementation en vigueur, tandis que l’efficience recherche la meilleure utilisation possible de la ressource pour une meilleure satisfaction des différents acteurs et parties prenantes. En d’autres termes, il s’agit pour le décideur politique de créer les règles qui empêchent les gestionnaires de la fortune publique de manipuler et d’instrumentaliser à leur profit les sommes à eux confiées. L’impératif d’efficience se décline ici donc à travers les appels à candidatures et à concurrence saine, et les attributions des marchés qui respectent les principes d’équité, de transparence, d’excellence et de moindre coût. A tout ceci, il faut associer l’impératif de bonne exécution des marchés en qualité et dans les délais.